Dans ce billet d'humeur, E.L, le plus détesté des ethnologues nous évoque sa belle rencontre avec un jeu vidéo japonais dont le héros, sous sa forme démoniaque, lui rappelle un poisson combattant et sa combinaison, une voiture à hydrogène. Un billet totalement limpide à découvrir chez SOLARIZINE.
«Dans une vie antérieure ». Non, je déteste ce genre de tournure de phrase pour évoquer un ancien job. Bref, j’ai fait testeur de jeu vidéo à Berlin lorsque j’ai voulu échapper à la terreur totale locale paloise qui tentait de réduire ma trentaine à de la souffrance mentale, physique et au suicide.
Du coup, j’ai un niveau relatif « superficiel approfondi » en ce qui concerne la vue de l’intérieur de l’« industrie gaming ».
Comment ou pourquoi ?
En toute logique locale, Pau-Billère cherche de nouveau des moyens de terroriser totalement ma quarantaine - en jouant sur le fait que je suis captif - par conséquence je suis bien obligé de me trouver des occupations et des distractions cérébrales.
Je me suis ainsi lancé en JRPG et j’ai essayé le "lourd" de SEGA-ATLUS, le Shin Megami Tensei V :Vengeance. Le "passage" vous est ici conté sans aucun respect pour l'unicité des guillemets.
![]() |
| Œuvre AI par EL (screenshot, Colorized, Gemini) |
Pourquoi ou comment ?
Tout d’abord ce jeu peut tourner avec une carte graphique de 8 Go de Ram puis il aborde quelques thèmes de mes études sous formes de "fiches". On rentre en contact avec de la mythologie, de la religion, du conte et une inconnue pour moi : la démonologie avec une forte compression pour cette dernière. Les Dieux et les démons sont « prenables » et « jouables ».
En vrac :
Un commentateur m’avait prévenu du scénario minimal, ce qui ne semble pas être une habitude chez ATLUS, mais l’intérêt se trouve ailleurs. Il s’agit de sceller des pactes et d’optimiser des démons pour avancer et gagner de l’expérience avec des combats que l'on doit équilibrer en distribuant des compétences et des "essences" tout en gardant constamment en progression les "pouvoirs" du héros par le biais des items. Comme j’ai zappé toute la période « attrapez » des « bébêtes-mon » - terme ringard, j'en ai conscience - de mes contemporains, j’émerge dans un Japon bizarre et ravagé, mondes parallèles où les dieux ressemblent à des jouets qu'il faut posséder.
Des interrogations :
Je me retrouve avec bientôt 80 heures de jeux et je lis les commentaires « steam » des vétérans qui ont la moitié de mon âge grand maximum. Je comprends que le jeu est bien apprécié par les « hardcore gamers » - les "joueurs durs" en québécois - du genre.
Alors bien sûr, je sens que j’ai des questionnements transversaux qui restent uniques.
Le premier est pourquoi mon correcteur automatique libreoffice ne fonctionne pas lorsque je rédige ce billet alors qu’il m’a toujours emmerdé ? Peut-être en a-t-il assez de ma mauvaise foi ?
Le second est pourquoi personne ne relève que le héros du jeu ressemble à un poisson combattant ?
La troisième question est : pourquoi je ne retrouve pas le morceau que j’ai baptisé « battle theme avec la sonnerie de téléphone" ailleurs que sur ce lien de fan ? Le morceau est à 7:33 et il « sonne » à partir de 8:07.
Evidemment le fan ne donne pas le vrai nom du thème - combien de rage, oh you tube, combien de rage as-tu provoqué en moi face à ce manque de rigueur ?-, alors pourquoi ? Si un joueur me lit, merci de me donner les références du titre que je ne parviens pas à trouver ailleurs, il est parfaitement identifiable aussi avec ses « aaaahhh » caverneux.
Le manque de rigueur des youtubeurs est très problématique pour moi, j'ai d'ailleurs eu des idées à ce sujet, comme créer un "badge sourceur" pour les plus beaux upload référencés, évidemment je serais récompensé .
Des recherches sérieuses :
J’écoute la bande originale du jeu en tapant ces lignes et je vous assure que je prends toute cette recherche très au sérieux même si elle peut durer plus de 4 heures, je suis d'ailleurs passé en mode rédaction directe sur blogger afin de bénéficier de son correcteur automatique et gagner du temps.
Je recherche activement aussi le nom du titre que j'ai baptisé "la musique du repaire" où l'on peut parler à ses démons. Cette musique a un léger "couinement", elle me rappelle un ancien tic que j'avais lorsque je me sentais mal à l'aise. En effet, je couinais. J'essayais de le faire le plus doucement possible mais un son sortait au final. En y repensant j'essayais d'émettre des ultrasons plus que des sons de Sus. Il n'est donc pas si étrange qu'un tel jeu me trouve.
Esthétiquement, je trouve la musique -Battle Qadištu- très bien, avec "effet de limitation de language", je m'explique : je m'imagine en train de dire que si je venais de comprendre que je ne sais pas pourquoi j'aime cette musique, ma réaction serait exactement la même que celle que j'ai en ce moment.
Alors oui, je vois bien que je n'ai pas l'aplomb et la logique des jeunes vétérans du JRPG qui commentent sur Steam et je n'ose pas poser ce billet en commentaire car je suis sûrement ridicule et trop vieux à chercher en français, anglais et japonais pourquoi personne n'a fait le lien avec le héros sous sa forme démoniaque et un poisson combattant ?
Evidemment, j'ai bien conscience que comparer la combinaison du héros avec une voiture à hydrogène finirait d'achever mon ridicule, surtout que je n'ai pas évoqué le fait que le héros est lui même possédé par le premier ministre du Japon, qui est lui aussi un genre de "démon". Mon échelle de priorité est bancale dans ce billet.
Je décide donc en pleine conscience de vous laisser sur cette conclusion en allant me resservir un café bio lyophilisé Alter eco équitable. Je vous remercie en me demandant pourquoi j'aime aussi cette musique et moins celle-là et des fois l'inverse. Sans parler de ce morceau, ses "toudoum toudoum" masculin et ses "eheeuii" féminin aspirés.
J'ai aussi eu des interrogations sur ce que j'ai appelé les "chaussures patins à glace" du héros, mais je n'ose pas vérifier que je suis le seul à l'avoir remarqué et vouloir communiquer dessus.
E.L

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire